La stakose : une maladie

Un des formateurs d’une firme de consultants de Montréal vient d’identifier une dangereuse maladie qui frappe les entreprises : la stakose.  « Recherchons, écrit-il, les origines de ce fléau qui frappe : la stakose ou contraction de « c’t’a cause ».  C’est-à-dire littéralement « c’est à cause de » ou, en plus mauvais français « c’est à cause que » est actuellement le premier symptôme visible de l’échec sous toutes ses formes.  Les erreurs, les oublis, les résultats ont pour même origine « C’T’A CAUSE DE ».

Le groupe québécois « Mes Aïeux » lançait un nouvel album sur lequel on retrouve une chanson intitulée : « La stakose ». Sylvain Cormier (Le Devoir, 3 mars 2012) commente ainsi cette chanson « qui parle de la propension tellement québécoise à rejeter la faute sur n’importe quoi et n’importe qui, sauf sur soi-même ».  Chanson craquante, à la fois drôle et féroce, liste hallucinante de boucs émissaires et de cibles visées : Stakose des lobby, stakose du climat, stakose de la clique, stakose de la réforme, stakose de la norme, stakose de l’arbitre.  Et la chanson ne tarit pas de stakoses : Facebook, le pétrole, les riches, Satan, la connerie humaine, etc.  Un membre de « Mes Aïeux » explique la chanson : « On est très bon pour dire ce qui ne va pas en société.  Mais quand c’est le temps de passer à l’action, c’est une autre histoire. »  Et pas seulement en société, en Église aussi.  Allons-y : Stakose des grosses églises, stakose du retrait de l’enseignement religieux des écoles, stakose des marguilliers, stakose de la pastorale, stakose du diocèse, stakose des curés, stakose des agents(es) de pastorale, stakose du manque de bénévoles, stakose des paroisses voisines, stakose de Rome, stakose des exigences de l’Église, stakose des tarifs de l’Hydro-Québec, stakose de nos ancêtres, stakose du trop grand nombre d’organismes qui sollicitent des dons. »  Finalement, c’est toujours la faute des autres.  Alors, je ne suis responsable de rien.  Où est donc notre responsabilité ?  Le consultant auquel je fais référence, au début de l’article, suggère aux entreprises – et à l’Église – une merveilleuse thérapie (frais non remboursés par le gouvernement).

Le temps pascal, fête de la vie. – Que Celui qui est venu et qui est avec nous pour nous donner la vie nous aide à prendre la recette pour nous libérer de ce virus somnifère !  La recette : la semaine prochaine.  « STAKOSE » du manque d’espace que je ne puis en parler aujourd’hui.

Sources: Bulletin diocésain – Église de Gaspé, avril 2012, Carnet du Carême : « Donne ta vie »

Commentaires

  1. G. a écrit

    Bonjours

    La responsabilité de chacun…
    aujourd’hui quand on a un problème, le gouvernement va régle cela…
    comme dit bien le teste, toujours à cause des autres et non la sienne.
    Bizarre, une chance que mes parents n’avait pas cette maladie-là,
    ils ont surmonté toutes les épreuves difficiles de la vie,( maladie, perte emploie, différence d’opinion de chacune, les enfants, et j’en passe ).
    La force de notre famille était d’avoir la foi en Dieu, je me rappelle que mes parents parlaient souvent au Seigneur pour les aider à traverser cette période difficile.
    Papa me disait si tu veux quelque chose dans la vie, tu dois le faire toi-même, avec un peu d’aide aussi …
    Bonne journée …

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