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Comment ça va ?

La réponse surgit :  « Ça va assez bien, merci … Et vous ? » … « Moi aussi, je n’ai pas à me plaindre. »  Et, souvent, c’est l’échange « ouvre-porte » vers des renseignements réciproques  sur des bobos, sur ce qui ne file pas ou peu …  Quant à celui qui affirme jouir d’une éclatante santé et d’une vitalité digne du sommet d’un podium, qu’il n’oublie pas qu’à un moment donné, il allongera la liste des plus ou moins en forme.  Bref, nous sommes des malades de fait ou des malades en sursis.

Vers l’an 1450, le pape Benoît XV, conscient de la situation précaire des migrants, proposait une Journée mondiale à leurs intentions et besoins.  Chaque diocèse choisissait mois et dimanche.  Quelques siècles plus tard, cette Journée pour les migrants a été fixée au deuxième dimanche de janvier.  Enfin, il y a vingt ans, cette année, que le Bienheureux Jean-Paul II élargissait le contenu de cette Journée et la fixait au 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes. Vous vous doutez certainement de la raison du choix de cette date ? …

Que de gens autour de nous – et peut-être dans notre famille ou parmi nos amis – à qui le droit de parler, de décider, d’agir librement est pratiquement refusé.  Acceptons-nous la situation sans rien dire, sans rien faire ?  Nous devons nous demander si la communauté chrétienne, le groupe professionnel, la société, la province et le pays auxquels nous appartenons ne sont pas responsables de mises à l’écart injustes et néfastes, et s’ils ne les entretiennent pas.  (Vie liturgique, no 393, page 48).

Ainsi, la Journée mondiale des malades veut agrandir notre perception et notre action concertée et personnelles de l’identification « personnes malades » tout en reconnaissant que leur présence déborde largement les hôpitaux, les CHSLD et autres lieux d’accueil.  Si donner la sainte communion à domicile est un geste admirable, il ne doit pas se résumer à ce geste « distribution ».  Il devrait s’inscrire, en premier lieu, comme rencontre fraternelle et amicale, communion humaine et communion sacramentelle.

Écoute-moi, bien te prier. Je voudrais que mon cri te rejoigne vraiment. Je suis dans la détresse.  Écoute-moi bien, Dieu, et réponds-moi. Je fais appel à Toi. Je ne sais plus comment te parler. J’ai juste le goût de te crier ma misère.  Dieu, mon ami, écoute mon cri, c’est ma prière, ma façon de faire appel à Toi.  Entends mes plaintes et viens calmer mes souffrances. Dieu, mon ami, réconforte-moi, donne-moi la paix. Et nourris l’espoir de jours plus beaux.

AMEN.

Sources : Vie liturgique no 393 – Dossier JMPM-2012 – La quête de Dieu – J. Loew

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